assises rwanda 2001
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compte rendu intégral du procès
Procès > Prologue > Composition jury
1. Composition jury 2. Prestations serment 3. Ouverture débats 4. Obligations jurés 5. Dépôt conclusions
 

2.1. Composition du jury

Le Président : Aux avocats des accusés, y a-t-il une objection de la part de l’un ou l’autre d’entre eux à être photographié ou filmé ?

Me. EVRARD : En ce qui concerne Monsieur HIGANIRO, il y a des objections. Il souhaiterait ne pas être ni filmé, ni photographié.

Le Président : Il n'y a pas d’objection en ce qui concerne les autres accusés ?

Me. EVRARD : Non, je ne pense pas.

Le Président : Bien, je vais demander aux policiers de bien vouloir faire rentrer d’abord l’accusé NTEZIMANA. Je vais demander ensuite que les accusés MUKANGANGO et MUKABUTERA entrent également et se placent à l’extrémité droite. Monsieur  HIGANIRO est entré aussi ? Les accusés peuvent s’asseoir provisoirement.

Le Président : Je vais maintenant demander aux membres de la presse de bien vouloir se retirer, de manière à ce que nous puissions entamer la session. Je me permets de réitérer ma demande à la presse de bien vouloir se retirer. Bien, je vous remercie. Monsieur  NTEZIMANA, voulez-vous vous lever un instant ? Quels sont vos nom et prénom ?

Vincent NTEZIMANA : Vincent NTEZIMANA, Monsieur le président.

Le Président : Quel est votre lieu et quelle est votre date de naissance ?

Vincent NTEZIMANA : Le 18 septembre 1961 à Murambi.

Le Président : C’est le 18 septembre ou le 13 septembre ?

Vincent NTEZIMANA : Le 18 septembre, Monsieur le président.

Le Président : Je vous remercie. Quelle est votre profession ?

Vincent NTEZIMANA : Je suis sans profession actuellement.

Le Président : Quel est votre lieu de domicile ou de résidence, la commune ?

Vincent NTEZIMANA : Chemin de Vieusart, 192/9, 1300 Wavre.

Le Président : Avez-vous reçu notification de la liste des jurés ?

Vincent NTEZIMANA : Je l’ai bien reçue.

Le Président : Je vous remercie. Vous pouvez vous asseoir.

Le Président : Monsieur HIGANIRO, quels sont vos nom et prénom ?

Alphonse HIGANIRO : Je m’appelle Alphonse HIGANIRO.

Le Président : Quel est votre lieu et quelle est votre date de naissance ?

Alphonse HIGANIRO : Je suis né en 1949, à Gaseke au Rwanda.

Le Président : Quelle est votre profession ?

Alphonse HIGANIRO : Je suis sans profession pour le moment, Monsieur le président.

Le Président : Quel est votre lieu de domicile ou de résidence actuelle, la commune ?

Alphonse HIGANIRO : La commune de Fontaine-l’Évêque.

Le Président : Avez-vous reçu notification de la liste des jurés ?

Alphonse HIGANIRO : Je l’ai reçue, Monsieur le président.

Le Président : La porte d’entrée de la salle d’audience doit rester ouverte. Vous avez donc bien reçu notification de cette liste, Monsieur  HIGANIRO.

Alphonse HIGANIRO : Oui, Monsieur le président.

Le Président : Vous pouvez vous asseoir.

Alphonse HIGANIRO : Merci Monsieur le président.

Le Président : Madame Gertrude MUKANGANGO, quels sont vos nom et prénom ?

Gertrude MUKANGANGO : Je m’appelle Consolata Gertrude MUKANGANGO.

Le Président : Quel est votre lieu et quelle est votre date de naissance ?

Gertrude MUKANGANGO : Je suis née le 15 août 1958 à Gitarama au Rwanda.

Le Président : La porte de la salle d’audience doit rester ouverte… Quelle est votre profession ?

Gertrude MUKANGANGO : Je suis religieuse.

Le Président : Quel est votre lieu de domicile ou de résidence actuelle ?

Gertrude MUKANGANGO : Je réside à l’abbaye de Maredret dans la commune d’Anhée dans la province de Namur.

Le Président : Avez-vous reçu notification de la liste des jurés ?

Gertrude MUKANGANGO : Oui, je l’ai reçue.

Le Président : Vous pouvez vous asseoir.

Le Président : Madame MUKABUTERA, quels sont vos nom et prénom ?

Julienne MUKABUTERA : Je m’appelle Julienne MUKABUTERA, religieuse sœur Maria-Kizito.

Le Président : Quel est votre lieu et quelle est votre date de naissance ?

Julienne MUKABUTERA : Je suis née en juin 1964 à Butare au Rwanda.

Le Président : Quelle est votre profession ?

Julienne MUKABUTERA : Je suis religieuse.

Le Président : Quel est votre lieu de domicile ou de résidence actuelle ?

Julienne MUKABUTERA : Je demeure actuellement à l’abbaye de Maredret.

Le Président : Avez-vous reçu notification de la liste des jurés ?

Julienne MUKABUTERA : Je l’ai bien reçue.

Le Président : Depuis au moins 48 heures ?

Julienne MUKABUTERA : Oui.

Le Président : Je pense que c’est le cas pour les autres accusés également.

Julienne MUKABUTERA : Merci beaucoup.

Le Président : Vous pouvez vous asseoir, Madame.

Le Président : Habituellement, Monsieur l’avocat général, c’est le moment où je vous donne la parole pour requérir, non plus à propos des rectifications, la liste des jurés, puisque cette rectification a déjà été faite par ordonnance compte tenu des nouvelles dispositions qui, elles, étaient applicables depuis quelques jours. Mais par contre, je vous aurais donné la parole pour requérir quant aux demandes de dispenses qui ont déjà été formulées avant l’ouverture de la session.

Je suppose qu’il y aura encore des demandes de dispenses qui vont être formulées ici à l’audience. C’est la raison pour laquelle je suggère que vous fassiez part de vos réquisitions ici à l’audience en ce qui concerne les personnes qui vont le demander (demander des dispenses) qui compléteront les réquisitions que vous avez déjà établies en ce qui concerne les personnes qui ont déjà demandé une dispense, et qu’ après délibéré, la Cour rende un arrêt global sur vos réquisitions orales ainsi que sur vos réquisitions écrites, de manière à ce que nous puissions procéder dans le calme avec la sérénité nécessaire et de manière un peu plus globale.

Y a-t-il des observations sur cette manière de procéder de la part des parties ? Les parties ont-elles déjà connaissance des réquisitions écrites de l’avocat général en ce qui concerne les demandes de dispenses qui ont été formulées avant l’audience ?

On va peut-être communiquer ce réquisitoire. Oui, sur la liste que vous avez, en réalité vous avez, parce que les noms sont biffés, déjà les réquisitions. Donc, il n'y a pas de modification par rapport à cela ; donc il n'y a pas de remarques sur cette liste.

Je m’adresse maintenant aux personnes qui ont été convoquées comme jurés effectifs ou comme jurés de complément. Je suppose que chacun d’entre vous jouit de ses droits politiques et civils, et de ses droits d’électeur général. Je me permets de vous rappeler qu’être juré ou juré suppléant dans une Cour d’assises est un devoir. Je vous signale que les débats dans la présente affaire seront relativement longs et qu’il faut envisager que ces débats durent près de six semaines, ce qui nous conduirait donc jusqu'à la fin de ce mois de mai prochain. Alors, certes, c’est un devoir, mais j’imagine que peut-être certains d’entre vous ont des motifs à faire valoir parce que la charge de ce devoir serait incompatible avec d’autres obligations qu’ils auraient, ou serait peut-être incompatible, par exemple, avec leur état de santé. Je vais donc demander à chacune des personnes qui pense avoir un motif à invoquer pour être dispensée de bien vouloir se lever, de s’approcher et d’exposer les motifs qu’elle compte invoquer.

Le Greffier : Juré effectif N° 3 ­ Fayçal AL NAASSAN

Le Président : Je vous écoute.

Fayçal AL NAASSAN : Voilà, je demande une dispense pour raison professionnelle et pour raison familiale au niveau de l’organisation, le dépôt de ma fille à la crèche le matin, d’une part, j’habite Waterloo, donc il m’est difficile d’être ici à 8 h 15. Mon épouse n’ayant pas la possibilité, elle, pendant six semaines, une si longue période d’adapter son horaire de travail. Au niveau professionnel, je démarre un projet et c’est assez difficile aussi de me remplacer pour une si longue période.

Le Président : Vous êtes sous statut d’employé ?

Fayçal AL NAASSAN : Oui !

Le Président : Les audiences ne commenceront pas à 8 h 15. Aujourd'hui, vous avez été convoqué plus tôt, mais les audiences débuteront à 9 h en principe. Il y a 3/4 d’heure…

Fayçal AL NAASSAN: Oui, la deuxième raison, il y aurait éventuellement moyen, en effet…

Le Président : Monsieur l’avocat général, avez-vous des observations ?

L’Avocat Général : Avis défavorable, Monsieur le président.

Le Président : Je ne vous communique pas la décision de la Cour. La Cour délibérera avant de prendre une décision définitive en ce qui concerne les demandes qui seront formulées ici à l’audience dans le cours de la matinée.

Fayçal AL NAASSAN : Très bien.

Le Président : Je vais donc vous demander de rejoindre provisoirement votre place.

Le Greffier : Juré effectif N° 4 ­ Abdelmajid EL BEKKALI

Abdelmajid EL BEKKALI : Monsieur le président, c'est-à-dire que je suis dirigeant de société et que je ne pourrais pas venir ; j’ai des ouvriers et pas mal de choses à faire.

Le Président : C’est une société de quel type ?

Abdelmajid EL BEKKALI : Bâtiment, chauffage, ventilation.

Le Président : Vous êtes seul dans cette société ?

Abdelmajid EL BEKKALI : oui.

Le Président : Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Avis défavorable, Monsieur le président.

Le Président : Bien, prenez votre place dans la salle ; il sera statué ultérieurement.

Le Greffier : Juré effectif N° 32 ­ Sandor SZUCS

Sandor SZUCS : Monsieur le président, je ne refuse nullement ce devoir, seulement je ne sais pas comment il se déroule. J’ai entendu parler que les jurés sont enfermés et malheureusement je souffre de claustrophobie et j’ai un certificat médical que je peux vous présenter.

Le Président : Ce certificat, Monsieur  l’avocat général, indique notamment que l’affection dont souffre Monsieur SUPS ne lui permet pas de rester ou de travailler dans des endroits clos ou trop confinés, et notamment qu’il ne peut pas prendre d’ascenseur.

L’Avocat Général : Avis favorable, Monsieur le président.

Le Président : Reprenez place provisoirement, Monsieur, la Cour décidera ultérieurement de savoir si vous êtes ou non dispensé.

Le Greffier : Juré effectif N° 12 ­ Félix CAMPENS

Félix CAMPENS : Je vous explique un peu ma situation, je suis un travailleur intérimaire et je commence une mission ce vendredi auprès de TRACTEBEL. Et disons que rester entre 6 et 10 semaines sans travail, ça causerait évidemment une mauvaise image de marque puisque je suis indisponible et que point de vue financier, ça ne va pas.

Le Président : L’image de marque, ce serait qu’effectivement vous exécutiez votre devoir civil, je pense que ça, c’est une excellente image de marque !

Félix CAMPENS : Oui, d’accord, mais enfin, disons que mon employeur serait un peu marri que j’aille jusqu’ici…

Le Président : Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Avis défavorable, Monsieur le président.

Le Président : Très bien, reprenez place provisoirement.

Le Greffier : Juré effectif N° 6 ­ Michelle DUFLOS

Le Président : Oui, Madame…

Michelle DUFLOS : Monsieur le président, je ne crois pas que je pourrai participer. Je suis très émotive et j’ai du mal à suivre un débat convenablement dû à mon émotion.

Le Président : Bien.

L’Avocat Général : Je n’ai pas compris…

Le Président : Madame est fort émotive et aurait des difficultés à suivre convenablement un débat.

L’Avocat Général : Avis défavorable.

Le Greffier : Juré effectif N° 7 ­ Agnès DUFOUR

Le Président : Oui, Madame.

Agnès DUFOUR : Bonjour, en fait, je suis assez mal à l’aise parce qu’il m’a été donné de rencontrer Antoine GODFRIO qui est un coopérant qui s’est fait tuer au début des événements au Rwanda, et j’ai l’impression de ne pas partir tout à fait neutre dans cette affaire.

Le Président : Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Avis défavorable.

Le Greffier : Juré effectif N° 17 ­ Monique PAQUAY

Le Président : Madame…

Monique PAQUAY : Monsieur, je dois m’occuper de ma mère qui a 87 ans ; elle vit seule et nécessite des soins, notamment la nuit, il faut dormir avec elle ; il faut lui faire ses repas, la soigner et elle n’habite pas chez moi.

Le Président : Monsieur  l’avocat général…

L’Avocat Général : Avis favorable.

Le Président : Reprenez place provisoirement, Madame.

Le Greffier : Juré effectif N° 25 ­ Régine SCHOER

Le Président : Oui Madame.

Régine SCHOER : Monsieur le président, bonjour. Tout d’abord, j’ai trois raisons, une raison médicale, j’ai des problèmes cardiaques et des problèmes nerveux. La deuxième raison, c’est mon emploi, je suis notée sans profession sur ce papier, mais c’est pas exact, il y a 20 ans que je travaille à la Communauté française dans une école. La fin d’année ­ mai et juin notamment ­ est fort chargée en travail administratif (homologation des diplômes des élèves et autres). La troisième raison : je suis une formation à la Fédération de l’enseignement catholique, une formation en secrétariat et tâches administratives que je suis déjà depuis une dizaine de mois ; l’examen se passe le mois prochain, donc début mai. J’ai d’ailleurs encore une séance de formation demain.

Le Président : Bien, Monsieur l’avocat général ?

L’Avocat Général : Avis défavorable.

Le Greffier : Juré effectif N° 20 ­ Anna Maria PENNA GAVA

Le Président : Oui, Madame.

Anna Maria PENNA GAVA : La semaine prochaine, je pars normalement en vacances. C’est un voyage qui a été programmé le 23 janvier. J’ai déjà mes billets. Nous partons à huit. Je ne sais pas si c’est un motif.

Le Président : Monsieur  l’avocat général… ?

L’Avocat Général : Avis défavorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré effectif N° 21 ­ Marie Laure PIRSOUL

Le Président : Oui, Madame.

Marie Laure PIRSOUL : Monsieur le président, je travaille comme kinésithérapeute dans une institution pour handicapés. Ce sont des poly-handicapés qui ont besoin de soins réguliers et pour une durée assez longue, je pense que ce serait très difficile qu’on puisse se relayer à ma place. En plus, je travaille comme indépendante également, donc les personnes que je suis doivent avoir un suivi également. Et dans ma vie familiale, j’ai deux petits enfants en bas âge.

Le Président : Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Avis favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré effectif N° 51 ­ Claudine MUYLLE

Le Président : Oui.

Claudine MUYLLE : Bonjour, je suis indépendante, kiné indépendante. Je suis seule à assurer les charges financières du cabinet et du privé. Donc m’absenter pendant six semaines, ça me semble beaucoup. En plus, j’ai une copine d’humanités qui est décédée dans ce génocide au Rwanda. J’aime autant ne pas être présente.

Le Président : Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Avis favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré effectif N° 30 ­ Michel SWINNEN

Michel SWINNEN : Monsieur le président, je travaille en grande surface et je ne saurais pas me libérer tous les jours. J’ai fait une thrombose ; je prends notamment de la médication.

Le Président : Vous avez un certificat médical peut-être ?

Michel SWINNEN : Non, non.

Le Président : Une ordonnance ?

Michel SWINNEN : Oui, mais…

Le Président : Oui, de juillet 99. Vous devez peut-être avoir sur vous cette attestation ?

Michel SWINNEN : Oui.

L’Avocat Général : Avis favorable, Monsieur le président.

Le Président : Bien, vous pouvez reprendre place provisoirement.

Le Greffier : Juré effectif N° 58 ­ Jean-Claude MALLIEN

Le Président : Oui, Monsieur.

Jean Claude MALLIEN : Je suis dans une société qui est en pleine restructuration. Je travaille en équipe ; je viens de faire quatre nuits la semaine passée jusqu’hier matin. Et nous sommes deux équipes, une de six et une de sept personnes et les deux chefs d’équipe vont fusionner, ce qui veut dire qu’à la limite on va tourner avec une équipe de dix personnes au lieu de treize. On est en pleine formation actuellement. Alors, si je n’ai pas mes formations, je perds ma place, automatiquement. En plus maintenant j’ai déménagé fin décembre et j’habite à 130 km de Bruxelles. Tout ça est mis en balance et je ne sais pas comment je vais faire pour me déplacer tous les jours.

Le Président : L’avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré effectif N° 59 ­ Alain LOGIST

Le Président : Oui, Monsieur.

Alain LOGIST : Bonjour Monsieur le président. Voilà, moi, j’ai depuis vendredi mon épouse qui est rentrée en clinique et de par ce fait j’ai des problèmes familiaux à assumer beaucoup plus importants que si elle était à la maison, bien sûr. Sans compter que comme ce sont des problèmes relativement graves, mon moral n’est pas vraiment très bon pour l’instant.

Le Président : Bien. Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable, Monsieur le président.

Alain LOGIST : Est-ce que je peux… ?

Le Président : Monsieur devrait récupérer la pièce.

Le Greffier : Juré effectif N° 64 ­ Christian LEONARD

Le Président : Oui, Monsieur.

Christian LEONARD : Monsieur le président, voilà, je suis d’une part professeur au conservatoire à Mons, professeur à la fabrique de théâtre à la Bouverie, je suis comédien et responsable et créateur lumière. D’ici à la fin mai, j’ai encore dix-huit cours d’improvisation à donner au conservatoire, j’ai les examens d’art dramatique du conservatoire, j’ai mes cours encore à donner en physique optique et en lumière à la fabrique de théâtre à la Bouverie. J’ai les examens des grandes années. J’ai deux spectacles à la Bouverie dans le cadre des manifestations qui se déroulent entre ici et le 15 mai. J’ai le déplacement du spectacle La Ceriseraie à Arlon la semaine prochaine où je suis pris entre le 21 et le 24, avec retour le 25 parce que le 26 j’ai de nouveau un spectacle à la Bouverie.

Le Président : Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Défavorable !

Le Greffier : Juré effectif N° 69 ­ Yvan LECLERCQ

Le Président : Oui, Monsieur.

Yvan LECLERCQ : Bonjour. J’ai deux problèmes ; ma femme est enceinte dans sa trentième semaine ; ça ne se passe pas trop bien. Deuxième problème, moins grave, je travaille dans une société en pleine croissance ; je suis directeur opérationnel ; il y a des décisions stratégiques qui doivent être prises, me concernant, concernant mon service et je tiens absolument à être là ; j’ai un certificat…

Le Président : Un certificat qui concerne l’état de votre épouse… avec complications, semble-t-il.

Yvan LECLERCQ : Oui, je peux me faire aider, mais pas tous les jours et je dois quand même être disponible.

Le Président : Bien, Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré effectif N° 82 ­ Marc HUTSEBAUT

Le Président : Oui Monsieur.

Marc HUTSEBAUT : Oui, Monsieur le président. Je suis responsable de deux projets de distribution européenne qui ont démarré en 99. Il y en a un qui démarre le 14 mai ; le second le 5 juin. On risque de mettre en péril la mise en place de ce projet si je ne peux coordonner la mise en place.

Le Président : Dans une grosse société ?

Marc HUTSEBAUT : Oui.

Le Président : Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Défavorable.

Le Greffier : Juré effectif N° 68 ­ Jean-paul LEFEBVRE

Le Président : Oui, Monsieur.

Jean-paul LEFEBVRE : Parce que je suis suivi médicalement par un psychiatre. Un peu de nervosité. Je ne sais pas rester tranquille.

Le Président : Effectivement, un certificat médical… Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Avis favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré effectif N° 33 ­ Yen TCHAO

Yen TCHAO : Bonjour, Monsieur le président. Je suis travailleur indépendant, seul à gérer mon commerce, seule source de revenus du ménage. C’est tout ce que je puis dire.

Le Président : Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable.

Le Greffier : Juré effectif N° 46 ­ Chantal VINCK

Le Président : Oui, Madame.

Chantal VINCK : J’habite à 50 km d’ici et j’ai trois enfants dont le dernier a 3 ans ; mon mari travaille à l’étranger, donc il n’est pas là et je dois m’occuper des enfants et venir ici, ça va être difficile.

Le Président : Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Avis favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré effectif N° 50 ­ Martine NICAISE

Le Président : Oui, Madame.

Martine NICAISE : Bonjour, j’ai deux enfants adoptés en bas âge, dont un suit un traitement deux fois par semaine orthophonique à St Luc et d’autre part je travaille dans une délégation portugaise comme seule employée ; si je ne suis pas là pendant six semaines, le bureau va simplement fermer.

Le Président : Monsieur  l’avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré effectif N° 88 ­ Véronique COLIN

Véronique COLIN : Bonjour, Monsieur le président.

Le Président : Bonjour Madame.

Véronique COLIN : En fait, il s'agit d’un problème de santé. Je suis extrêmement fragilisée au niveau nerveux, avec des répercussions lors de stress ou de surmenage assez importantes sur les intestins et au niveau du dos. J’ai régulièrement des blocages au niveau du dos qui me nécessitent d’aller chez l’ostéopathe et une incapacité par après parce que j’ai extrêmement mal. Et si ce n’est pas ça, c’est au niveau des intestins. Je fais des coliques aiguës régulièrement et je me vois vraiment en position de faiblesse par rapport au fait que je devrais pouvoir être concentrée pendant une période aussi longue.

Le Président : Vous n’avez pas de certificat médical ?

Véronique COLIN : Non, je n’ai pas songé à en demander un.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Avis défavorable.

Le Greffier : Juré effectif N° 95 ­ Mari DONIKYAN

Le Président : Madame.

Mari DONIKYAN : Bonjour, Monsieur  le  président. Moi j’habite seule avec mon fils et j’ai ma maman qui habite en bas ; elle a 64 ans et elle a des problèmes de hanche. Elle est à la maison une fois toutes les 3 à 4 semaines et elle a besoin de mon aide. Je voudrais vous dire aussi que j’ai très, très peur de ce procès. Moi je ne pourrais pas prendre des partis ou quoi que ce soit. Je n’ai aucune idée. Je suis traumatisée, je peux vous l’assurer.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Avis favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré effectif N° 96 ­ Jean-Christophe ANDRE-DUMONT

Jean-Christophe ANDRE-DUMONT : Bonjour, Monsieur le président. Je voudrais être récusé. Je crois que j’ai adressé un courrier qui a dû parvenir à Monsieur  l'avocat général. J’avais adressé un courrier à Monsieur  le procureur du roi pour faire part des motifs, au risque de choquer la Cour, il y a des motifs personnels d’ordre de conviction. Je ne suis pas du tout favorable à la Cour d’assises, et j’estime que je ne suis pas à ma place ici. Qui plus est, vu l’aspect extranéité du procès. De plus, j’ai aussi exposé des motifs professionnels. Je vois que je ne suis pas le seul ; je dois donner des formations la semaine prochaine. On avait d’abord pensé que c’était un procès relativement court, ce qui fait que je n’avais pas réagi immédiatement, mais c’est un procès relativement long. Je ne pourrai pas assumer ces formations, or elles se font dans le cadre du marché de l’assurance et les inscriptions ont déjà eu lieu. Par ailleurs, je ne suis pas sûr du tout d’avoir la neutralité pour être présent outre les motifs que j’ai déjà exposés puisque je connais quand même des noms de personnes africaines qui ont été impliquées dans ce massacre. Et un des accusés a un nom qui évoque un de mes anciens étudiants MUKABUTERA. C’est tout ce que j’ai à dire.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Avis défavorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré effectif N° 79 ­ Saadia HASBI

Saadia HASBI : Bonjour Monsieur le président. Je ne peux pas rester ici au procès. Je ne parle pas très bien le français.

Le Président : Oui Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Avis favorable, Monsieur le président.

Saadia HASBI : Je peux encore ajouter ?

Le Président : Ça va peut-être faire changer l’avis de Monsieur  l'avocat général… ?

Saadia HASBI : Non… en étant moi-même victime en 85, j’ai perdu mon mari. Il a été assassiné, j’ai dû assister dans ce domaine ici.

Le Président : L’avis reste le même. Reprenez place provisoirement.

Le Greffier : Juré effectif N° 99 ­ Marie-Anne BINET

Le Président : Oui, Madame.

Marie-Anne BINET : Bonjour Monsieur le président. Voilà, j’ai deux enfants qui vont à l’école. Je le reconnais, mais… je n’ai personne pour s’en occuper après l’école, donc je demande à être récusée, d’autant plus que mon mari travaille très tard le soir et il va partir pour trois semaines à l’étranger, donc… je ne saurai pas être disponible pour…

Le Président : Ils ont quel âge, les enfants ?

Marie-Anne BINET : 7 ans et 12 ans. Et je n’ai personne à qui les confier si les débats se prolongent.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Défavorable.

Le Greffier : Juré de complément N° 41 ­ Mariama MESNAOUI

Mariama MESNAOUI : Bonjour Monsieur le président.

Le Président : Bonjour Madame.

Mariama MESNAOUI : En novembre 99, j’ai été victime d’un acte d’une violence et d’une méchanceté liée à l’état pur, gratuite, qui a bouleversé en moi toutes mes valeurs, tous mes critères, qui n’a rien laissé. Depuis, j’ai sombré dans la dépression ; je suis suivie depuis le mois de mai 2000, où j’ai eu un jour de rémission, un jour de répit pour courir chez mon médecin de famille qui m’a aidée et qui me donne des antidépresseurs le jour, des anxiolytiques la nuit, des calmants.

Le Président : Avez-vous un certificat ?

Mariama MESNAOUI : Il a estimé que ce n’était pas nécessaire ; il m’a dit qu’il suffisait de venir vous parler et de simplement exposer mon cas, mais si c’est nécessaire, je ferai en sorte que ces papiers, ces documents vous parviennent. Je ne parviens pas à intégrer dans mon paysage intérieur l’inhumanité, la cruauté. C’est quelque chose que je refuse, qui me rend malade. Je me bats pour l’humanité, pour le bien, et je ne comprends pas, je ne peux pas imaginer que le mal existe. Je suis désolée, mais c’est au-dessus de mes forces de participer à ce procès. J’aimerais bien, rien que pour rendre justice aux gens qui sont morts. A ma façon, je vais leur rendre justice en prenant contact avec un orphelinat du Rwanda et en effectuant une collecte et des dons pour des enfants qui en ont besoin. Ce sera ma manière de les aider, mais ceci, c’est au-dessus de moi, au-dessus de tout. Je ne pourrai jamais survivre à ça ; je suis beaucoup trop touchée par ce qui se passe.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Défavorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré de complément N° 28 ­ Denise DARDENNE

Denise DARDENNE : Bonjour Monsieur le président. Moi, c’est parce que je suis soignée pour une dépression assez forte depuis 98 et j’aurais du mal à me concentrer.

Le Président : Vous avez un certificat médical ?

Denise DARDENNE : Oui.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré de complément N° 20 ­ Denise DARDENNE

Denise DARDENNE : Bonjour Monsieur le président. Début de semaine dernière, j’ai envoyé un courrier ; je dois être opérée le 30 d’un cancer, et je souhaiterais être dispensée.

Le Président : Vous avez un certificat médical ?

Denise DARDENNE : Oui. J’ai une photocopie, j’ai envoyé l’original début de la semaine passée.

L’Avocat Général : Avis favorable.

Le Greffier : Juré de complément N° 11 ­ Robert LECLERE

Le Président : Oui Monsieur.

Robert LECLERE : Bonjour Monsieur le président. Voilà, j’assume des fonctions de chef de département dans ma société, j’ai d’ailleurs une attestation. Je manage plusieurs équipes, ce qui me rend difficilement indisponible pendant plusieurs semaines. D’autre part, je suis directement impliqué dans une réforme sociale qui est en cours pour l’instant et qui me rend aussi difficilement absent pendant plusieurs semaines. D’autre part, Monsieur le président, j’ai appris tout à fait récemment qu’un des témoins qui sera cité par la défense est sous contrat avec ma société dans un projet que je gère directement.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ? Il s'agit d’une grosse société.

L’Avocat Général : Défavorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré de complément N° 45 ­ Rosa VAN MIEGHEM

Le Président : Oui, Madame.

Rosa VAN MIEGHEM : Monsieur le président, mon mari est rentré à l’hôpital le 5 du 4 pour une intervention et je suis également indépendante, et j’ai une foire que j’ai déjà payée, je dois partir en France demain. Je suis seule à travailler. C’est l’acompte que j’ai versé à l’hôpital, j’en ai besoin.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable, Monsieur le président.

Le Président : Rien n’est encore fait, Madame, c’est la Cour qui décidera.

Le Greffier : Juré de complément N° 46 ­ Josianne LENGLET

Le Président : Oui, Madame.

Josianne LENGLET : Monsieur le président, simplement, j’ai des examens médicaux qui ne peuvent pas tarder, j’ai attendu jusqu'à aujourd'hui pour prendre mes rendez-vous, mais j’ai déjà été opérée avec hystérectomie avec risques cancéreux il y a 4 ans.

Le Président : Vous n’avez pas un certificat médical ?

Josianne LENGLET : Non, j’attends de prendre mes rendez-vous.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré de complément N° 43 ­ Axel MAES

Axel MAES : Bonjour Monsieur  Maes.

Le Président : On se connaît ?

Axel MAES : Effectivement, j’ai déjà participé à un jury l’année passée. Je voudrais vous faire part de ma situation professionnelle. C’est vrai qu’apparemment les salariés ne sont pas considérés dans ce tribunal. Je voudrais juste rappeler ou faire part du fait que j’ai perdu mon emploi en automne dernier ; je suis pilote de ligne et je suis resté trois mois sans pratiquer. Je viens de retrouver du travail maintenant début janvier, et vous me demandez, éventuellement, de m’absenter pour deux mois supplémentaires, ce qui fait sur une période globale de huit mois pratiquement cinq mois d’absence et trois mois de travail. En fait, il faut savoir que c’est un métier où la pratique est importante, où l’expérience récente est importante. Je voudrais vous demander de penser à ça, à la sécurité des passagers, et à mon niveau professionnel.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Avis favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré de complément N° 48 ­ Carmen SERNA GALLEGOS

Le Président : Oui, Madame.

Carmen SERNA GALLEGOS : Monsieur le président, j’ai un petit salon de coiffure. Je suis indépendante, et je suis toute seule.

Le Président : Vous avez des enfants ?

Carmen SERNA GALLEGOS : Oui, 18 ans. Je ne peux pas me permettre de fermer mon salon pendant si longtemps.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré de complément N° 57 ­ Joëlle DEVILLERS

Le Président : Oui, Madame.

Joëlle DEVILLERS : Monsieur le président, vous avez dû recevoir une lettre de mon mari. J’ai eu une succession ces dernières années d’abord de paralysie, d’un très grave accident de voiture et d’une malaria cérébrale qui m’ont laissée très ébranlée au niveau résistance et au niveau nerveux. Voilà mon problème. Mon médecin atteste la chose.

Le Président : Vous avez certainement un certificat médical à joindre au dossier. Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable.

Le Greffier : Juré de complément N° 77 ­ Maryse GILLIS

Le Président : Oui, Madame.

Maryse GILLIS : Monsieur le président, c’est pour vous dire que je dois rentrer en clinique dans trois semaines pour me faire opérer. Le rendez-vous est déjà pris depuis trois mois. Comme le procès risque de durer quand même pendant assez longtemps…

Le Président : Elle a un certificat. Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable.

Maryse GILLIS : Merci.

Le Greffier : Juré de complément N° 79 ­ Elise BAUDEWIJN

Le Président : Oui, Madame.

Elise BAUDEWIJN : Monsieur le président, après ma journée de travail, je vais m’occuper de mon père qui a 78 ans et qui est invalide. Et bientôt ma fille va accoucher, alors je devrai encore m’occuper de la petite fille. Je peux apporter un certificat pour mon père.

Le Président : Vous ne l’avez pas pour le moment.

Elise BAUDEWIJN : Non, je ne l’ai pas pour le moment, mais je peux en envoyer un.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Défavorable, Monsieur le président.

Le Greffier : Juré de complément N° 80 ­ Abdelaâziz ACHAÂRA

Abdelaâziz ACHAÂRA : Bonjour Monsieur le président. J’ai perdu en fait ma femme dernièrement, au mois de juillet. J’ai trois enfants dont un enfant de 4 ans 1/2, et donc je n’ai personne qui peut s’en occuper. Le tout dernier a 4 ans 1/2, les autres 10 ans et 13 ans. J’ai trois écoles différentes.

Le Président : Monsieur  l'avocat général ?

L’Avocat Général : Favorable.

Abdelaâziz ACHAÂRA : Merci.

Le Greffier : Juré de complément N° 90 ­ Huguette AERTS

Le Président : Oui, Madame.

Huguette AERTS : Bonjour, Monsieur le président. Au fond, je n’ai pas d’excuse. J’ai simplement un peu peur, je fatigue très vite, et de la longueur du procès, c’est tout. Si c’était plus court… De toute façon je vais rester sur une liste d’attente en cas de besoin. Mais tous les jours !

[Suspension de séance]

Le Greffier : La Cour

Le Président : L’audience est reprise. Vous pouvez vous asseoir dans la salle. Policiers, faites entrer les accusés. Il manque encore des… Les accusés ont tous au moins un conseil… Il manque encore des conseils de partie civile. De toute façon, pour eux, ce n’est pas vraiment un problème. Alors, la Cour, après en avoir délibéré, rend l’arrêt suivant :

Attendu que les jurés effectifs ALTBAUM Evelyne, DEVOOGHT Marie, PAUWELS Charles, POUCHKINE Alexandre, SEVERAIN Monique, SPRINGUEL Geneviève, VAN HILST Thierry, VAN KEER Marguerite, VAN OUDENHOVEN Françoise, VEECKMAN Carine, MARLET Catherine, LUX Louisette, LUYPAERTS Claudine, LEGRAND Danièle, JANS Colette, le témoin 37 Bernard, EVRARD Daniel, GODARD Geoffroy, HARCHIES Stéphanie, CAPPELLE René, DONEUX Véronique, ANDRE Josette et les jurés de complément DEVOS Renée, DE GROOTE Denise, DEBREMAEKER Chantal, GOURMET Louise-Marie, BERNARD Chantal, TALBOT Christian, BARENNE Christian, VAN DEN BREEN Liliane, FERRANDEZ Evelyne, MOHIMONT Christian, BOUCHAT Joëlle, WORONIAK Mieczyslaw, CASTRO Marie-Paule, BRIERS Michèle, WITVROUWEN Nathalie, HOMOR Magdolna, TAYMANS Françoise, KIX Sonia, MERCENIER Hubertine, BLAISE Robert, TASSEROUL Corinne, FRERES Léon, BILLON Henry, ADAMS Christian, NGO VAN TONG, HOEBBECK Hortense, PAYEZ Claudine, ont avant l’ouverture des débats justifié le motif d’excuse qui les empêche de remplir leur fonction de juré pendant la présente session des assises.

Attendu que les jurés effectifs : AL NAASSAN Faycal, EL BEKKALI Abdelmajid, DUPONT Franck, DUFOUR Agnès, CAMPENS Félix, PAQUAY Monique, PENNA Anna-Maria, PIRSOUL Marie-Laure, SCHOER Régine, SWINNEN Michel, SZUCS Sandor, TCHAO Yen, VINCK Chantal, NICAISE Martine, MUYLLE Claudine, MALLIEN Jean-Claude, LOGIST Alain, LEONARD Christian, LEFEBVRE Jean-Paul, LECLERCQ Ivan, JANNIN Brigitte, HASBI Saadia, HUTSEBAUT Marc, COLIN Gynette, COLIN Véronique, DONIKYAN Mari, ANDRE-DUMONT Jean-Christophe, BINET Marie-Anne, SPANS Odette, je crois que l’on a terminé avec les jurés effectifs et les jurés de complément : SPANS Odette, NICAISE Fabienne, LECLERE Robert, BERTRAND Florence, DARDENNE Denise, MESNAOUI Mariama, MAES Axel, VAN MIEGHEM Rosa, LENGLET Josiane, SERNA GALLEGOS Carmen, QUEZADA SANTEBANEZ Pedro, DEVILLERS Joël, GILLIS Maryse, BOUDEWIJN Elise, ACHAARA Abdelaaziz, OGER Josette et AERTS Huguette ont à l’audience de ce jour justifié d’un motif qui les empêche de remplir leur fonction de juré pendant la présente session des assises.

Ouï, Monsieur  WINANTS, substitut du procureur général en ses réquisitions, vu les dispositions légales visées à l’arrêt, dispense de remplir leur fonction de juré pendant la présente session des assises les jurés effectifs : ALBOOM Evelyne, DEVOTS Marie, PAUWELS Charles, POUCHKINE Alexandre, SEVERIN Monique, SPRINGEL Geneviève, VAN HILST Thierry, VAN KEER Marguerite, VAN OUDENHOVEN Françoise, VEECKMAN Carine, MARLET Catherine, LUX Louisette, LUYPAERTS Claudine, LEGRAND Danièle, JANS Colette, le témoin 37 Bernard, EVRARD Daniel, GODARD Geoffroy, HARCHIES Stéphanie, CAPPELLE René, DONEUX Véronique, ANDRE Josette.

Et ceci intéresse plus ceux qui sont présents dans la salle : AL NAASSAN Faycal, EL BEKKALI Abdelmajid, DUPONT Franck, DUFOUR Agnès, CAMPENS Félix, PAQUAY Monique, PENNA Anna-Maria, PIRSOUL Marie-Laure, SCHOER Régine, SWINNEN Michel, SZUCS Sandor, TCHAO Yen, VINCK Chantal, NICAISE Martine, MUYLLE Claudine, MALLIEN Jean-Claude, LOGIST Alain, LEONARD Christian, LEFEBVRE Jean-Paul, LECLERCQ Ivan, JANNIN Brigitte, HASBI Saadia, HUTSEBAUT Marc, COLIN Ginette, COLIN Véronique, DONIKYAN Marie, ANDRE-DUMONT Jean-Christophe et BINET Marie-Anne.

Dispense également les jurés de complément : DEVOS Renée, DE GROOTE Denise, DE BREMAEKER Chantal, GOURMET Louise-Marie, BERNARD Chantale, TALBOT Christian, BARENNE Christian, VAN DEN BREEN Liliane, FERRANDEZ Evelyne, MOHIMONT Christian, BOUCHAT Joëlle, WORONIAK Wieczyslaw, CASTRO Marie-Paule, BRIERS Michel, WITVROUWEN Nathalie, HOMOR Magdolna, TAYMANS Françoise, KIX Sonia, MERCENIER Hubertine, BLAISE Robert, TASSEROUL Corinne, FRERES Léon, BILLON Henry, ADAMS Christian, N'GO VAN TONG, HOEBBECK Hortense, PAYEZ Claudine.

Et pour ceux qui sont présents dans la salle : SPANS Odette, NICAISE Fabienne, LECLERE Robert, BERTRAND Florence, DARDENNE Denise, MESNAOUI Mariama, MAES Axel, VAN MIEGHEM Rosa, LENGLET Josiane, SERNA GALLEGOS Carmen, QUEZADA SANTEBANEZ Pedro, DEVILLERS Joëlle, GILLIS Maryse, BOUDEWIJN Elise, ACHAARA Abdelaaziz, OGER Josette et AERTS Huguette.

En d’autres termes, tous les jurés effectifs et de complément qui ont sollicité tout à l’heure une dispense sont dispensés.

Vous êtes qui, Madame… ? Excusez-moi. LEGRAND Danielle. Je ne pense pas qu’on ait cité. Vous aviez demandé, Madame, une dispense avant l’audience ? N° 66…  c’est un autre LEGRAND Daniel, Madame. Il y en a deux. Vous êtes bien la LEGRAND Danielle née en 1950 ? Alors ça va, car il y avait une autre LEGRAND Danielle née en 1944. Donc, c’est un homonyme à vous qui est dispensé, Madame.

Bien, Monsieur  le greffier, je vais vous demander de donner lecture de la liste des jurés effectifs qui n’ont pas été dispensés ou excusés et qui vont donc participer au tirage au sort pour la constitution du jury.

En ce qui concerne les jurés effectifs qui ne sont donc ni dispensés, ni excusés, à l’appel de votre nom, je vais vous demander de bien vouloir :

1) répondre à haute voix : « présent », et

2) vous avancer à la place que va vous indiquer Monsieur  l’huissier d’audience.

Monsieur  le greffier, au moment de cette lecture, vous déposerez le billet portant le nom de chaque juré effectif présent dans la première urne après avoir vérifié que cette urne est actuellement vide. Vous pouvez, Monsieur  le greffier, procéder à l’appel des jurés effectifs.

Le Greffier : ALLEENE Martine, DUFLOT Michelle, DOMANGET Mireille, DE TEMMERMAN Daniel, absent, DESSART Marie, PUTTEMANS Francis, OUCHINSKY Christian, OVERMEIRE Alain, PANGRAZIO Anne, PAULUS Guy, PYCK Germaine,

Le Président : elle est présente apparemment.

Le Greffier : RYON Marie-Paule, SCHOLLAERT Luc, SIMONS Carine, SZPILFOGIEL Marie-Louise, absent, TRUCK Michel, VAN AUTGAERDEN Marcella, VANDER MOTTEN Jacques, VANDONGEN Nadine, VAN NEVEL Willy, VAN OVERSTIJNS André, absent, VEREECKEN Jacques, VERHEYEN Jean, WILLOTTE Marc, NURKOWSKI Danny, MORIAME Noël, MOBERS Jacques, absent, MICHOTTE Daniel, MERCKX Ghislaine, MASURE Robert, LUYTEN Christiane, LEGRAND Daniel, LEFRANCQ Michel, LAMBERT Jacques, LAPP Jean-Claude, KIRBERG Helmut, HASHAMI Tanver, absent, HUWAERT Didier, BOTTEMAN Jacques, absent, BOSTANDJIAN Monique, COMPTE Edouard, DE SCHEPPER Claudine, DEVERDENNE Rudi, DE VISSCHER Françoise, DEVISSCHER Guy, ANDRIANNE Sophie.

Le Président : Je m’adresse maintenant aux candidats jurés de complément. Monsieur  le greffier va maintenant également procéder à l’appel de la liste des jurés de complément qui ne sont pas dispensés ou excusés. A l’appel de votre nom, je vais vous demander simplement de répondre si vous êtes présent, tout en restant en tout cas actuellement à votre place.

Au fur et à mesure de cet appel, Monsieur  le greffier, vous placerez également dans une seconde urne, qui est actuellement vide je suppose, les noms des jurés de complément qui sont présents. Monsieur  le greffier, vous pouvez commencer cet appel.

Le Greffier : MUSETTE Michel, absent, VAN DEN DOOREN Patricia, ROUSSELET Chantal, absent, GENET Marie-Claire, LEPAGE Marjorie, TANGHE Philippe, BERLAIMONT Benoît, absent, VANMOLLEKOT Madeleine, ADAM Philippe, absent, GOUBERT Martine, absent, GOOSSENS Francis, GOLENVEAUX Janine, absent, WACHTELAER Elisabeth, DEFRYN Luc, absent, DE VOS Rudy, CHEVREUILLE Michel, VECQUERAY Serge, VANDER MEULEN Nadine, absent, DELIKANLIOGLU Oran, absent, WODON Jean-François, WORME Yves, DE BRIER Roland, absent, DEBESSELLE Michelle, GOMEL Elisabeth, TRESSEN Carine, absent, LEVIVIER Geneviève, absent, GOLDSCHMIDT Françoise, VOLKAERTS Laura, absent, MAQUESTIEAU Friedel, CORBELLI Fabiana, REMY Gilles, absent, VANDEN  EEDE Eric, WOSINSKI Zbigniew, GRADJANSKI Finka, absent, GRAMBAS Maryse, absent, KEMPKEN Eric, absent, DEMAESENEER François, DEGUIDE Myriam, MOEYENS Paul, DEVROEDE Philippe, GENIN Janine, RIZIKI Veneranda, LOCKHART Santellan, MATHIEU Christiane, KEERSTOCKT Godelieve, ROEKENS Willy, ESTIEVENART Eugène, GOLDMAN Astrid, GOFFINET Béatrice, absent, le témoin 18 Jean, MALGHEM Victor.

Le Président : Je vous remercie

Monsieur le greffier, vous voudrez bien transmettre à Monsieur  l'avocat général les documents concernant les jurés effectifs et de complément qui étaient absents lors de l’appel de leur nom ce matin. Nous avons, si je ne m’abuse, actuellement 39 jurés effectifs présents dont les noms sont déjà dans l’urne qui les concerne.

Monsieur l'avocat général, vous avez la parole pour vos réquisitions quant à l’adjonction d’un ou de plusieurs jurés suppléants, jurés de jugement et quant à l’adjonction à la liste des jurés effectifs non dispensés du nombre requis de jurés de complément.

L’Avocat Général : Je vous remercie, Monsieur le président. Vu la durée prévisible des débats, je requiers qu’il plaise à la Cour qu’un double jury soit constitué, qu’il y ait donc 24 personnes qui soient présentes ici, tenant compte des récusations de la part de la défense et de ma part, il faut donc 48 noms dans l’urne, il y en a 39 ; il faut donc procéder à un tirage au sort de 9 noms venant des jurés de complément.

Le Président : Je vous remercie. Y a-t-il des observations quant à ces réquisitions de la part de Monsieur  l'avocat général ? Pas d’observation ?

Eh bien, la Cour rend l’arrêt suivant :

Attendu que dans l’intérêt du bon déroulement des débats de l’affaire en cause NTEZIMANA Vincent, HIGANIRO Alphonse, MUKANGANGO Consolata et MUKABUTERA Julienne dont la Cour d’assises de l’arrondissement administratif de Bruxelles Capitale aura à connaître, il y a lieu de tirer au sort 12 jurés suppléants qui assisteront aux débats de cette cause, que l’urne des jurés effectifs doit donc contenir 48 noms.

Attendu que ce nombre n’est que de 39, vu les dispositions visées par l’arrêt, la Cour a ouï Monsieur l'avocat général en ses réquisitions et les accusés en leurs observations à cet égard ordonne qu’indépendamment des 12 jurés, il sera procédé au tirage au sort de 12 jurés suppléants qui assisteront aux débats en cette cause, dit qu’il sera tiré 9 noms de l’urne des jurés de complément pour compléter le nombre des noms dans l’urne des jurés effectifs qui n’est que de 39.

Je vais maintenant tirer au sort dans l’urne des jurés de complément neuf noms qui viendront s’ajouter aux trente-neuf qui sont déjà présents dans l’urne des jurés effectifs.

A l’appel de leur nom, ces neuf candidats jurés voudront bien s’approcher à l’endroit que va leur indiquer Monsieur  l’huissier d’audience.

Juré de complément n° 18, GOOSSENS Francis, juré de complément n° 72, DEGUIDE Myriam, juré de complément n° 8, TANGHE Philippe, juré de complément n° 55, VANDEN EEDE Eric, juré de complément n° 36, GOMEL Elisabeth, juré de complément n° 86, KEERSTOCKT Godelieve, juré de complément n° 2, VAN DEN DOOREN Patricia, juré de complément n° 35, DEBESSELLE Michelle, et enfin, juré de complément n° 94, GOLDMANN Astrid.

Accusés, voulez-vous bien vous lever un instant ?

Je dois maintenant vous avertir qu’il va être procédé au tirage au sort du jury qui statuera dans votre cause. Comme l’avocat général, vous avez droit à douze récusations, pas douze chacun, mais douze pour vous quatre. C’est la défense qui exercera en premier son droit de récusation, l’avocat général l’exerçant ensuite. Ces récusations doivent se faire dès que le nom du candidat juré sortira de l’urne au moment où je prononcerai son nom.

Les accusés et leurs conseils se sont-ils mis d’accord sur la manière dont entre eux se répartissaient les récusations ?

Je vous remercie.

Vous pouvez, Mesdames, Messieurs les accusés vous asseoir.

Mesdames et Messieurs les candidats jurés, le premier d’entre-vous ou la première d’entrevous qui sera désigné(e) par le sort et qui ne sera pas récusé(e) par la défense ou par Monsieur  l'avocat général sera de droit chef du jury. Vous pourrez cependant, tant que les débats ne sont pas clôturés, décider entre les jurés effectifs de changer de chef de jury, pour autant que la personne que vous désignerez comme chef accepte cette mission.

Ne soyez pas vexés si la défense ou l'avocat général vous récuse ; les motifs de cette récusation sont inconnus. Ni la défense, ni l'avocat général ne dira pourquoi il vous récuse.

Je rappelle qu’il faut donc récuser dès que le nom sort de l’urne et pour éviter toute équivoque, j’invite l’avocat chargé par la défense de faire les récusations ainsi que Monsieur  l'avocat général, à répondre immédiatement par le mot « d’accord » s’ils estiment ne pas devoir exercer un droit de récusation, et par le mot « récusé » lorsqu’ils estiment devoir exercer ce droit.

Je vais donc maintenant procéder au tirage au sort du jury de jugement. Douze jurés effectifs, douze jurés suppléants. Lorsque vous n’aurez pas été récusés, vous voudrez bien prendre place à l’endroit que vont vous indiquer les huissiers d’audience et bien retenir à quelle place vous êtes installés car ce sera important pour la suite.

Le Président : Juré effectif n° 55, MERCKX Ghislaine :

Avocat : D’accord.

L’Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 18, PAULUS Guy. Vous voulez approcher un instant que quand même on voit votre tête.

Avocat : D’accord.

L’Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 14, OUCHINSKY Christian

Avocat : Récusé, Monsieur le président.

Le Président : Juré effectif n° 67, LEFRANCQ Michel 

Avocat : D’accord.

L’Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 66, LEGRAND Danielle

Avocat : D’accord, Monsieur le président.

L’Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 71, LAPP Jean-Claude

Avocat : D’accord.

L’Avocat Général : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 52, MORIAME Noël

Avocat : D’accord.

L’Avocat Général : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 39, VAN NEVEL Willy

Avocat : D’accord.

L’Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 49, NURKOWSKi Danny

Avocat : D’accord.

L’Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 35, VAN AUTGAERDEN Marcella

Avocat : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 44, VEREECKEN Jacques

Avocat : D’accord.

L’Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n°34, TRUCK Michel

Avocat : D’accord.

L’Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 98, ANDRIANNE Sophie

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 62, LUYTEN Christiane

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 13, PUTTEMANS Francis

Avocat : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 85, BOSTANDJIAN Monique

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 70, LAMBERT Jacques

Avocat : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 8, DOMMANGET Mireille

Avocat : Récusé.

Le Président : Juré effectif n°28, SIMONS Karine

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 6, DUFLOT Michelle

Avocat : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 45, VERHEYEN Jean

Avocat : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 26, SCHOLLAERT Luc

Avocat : D’accord.

L’Avocat Général : Récusé.

Le Président : Juré de complément n° 18, GOOSSENS Francis

Avocat : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 89, COMTE Edouard

Avocat : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 54, MICHOTTE Daniel

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Ceci constitue donc le jury de jugement, les douze jurés sont actuellement désignés. La défense a encore deux droits de récusation.

Le Président : Juré effectif n° 48, WILLOTTE Marc

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré de complément n° 35, DEBESSELLE Michelle

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : Récusé. 

Le Président : Juré de complément n° 8, TANGHE Philippe

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 90, DE SCHEPPER Claudine

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : Récusé. 

Le Président : Juré effectif n° 24, RYON Marie-Paule

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré de complément n° 72, DEGUIDE Myriam

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 37, VAN DONGEN Nadine

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 72, KIRBERG Helmut

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 16, PANGRAZIO Anne 

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré de complément n° 94, GOLDMANN Astrid

Avocat : Récusé.

Le Président : Juré effectif n° 91, DEVERDENNE Rudi

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 23, PYCK Germaine

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : Récusé.

Le Président : La défense a encore droit à une récusation et Monsieur  l'avocat général à trois.

Le Président : Juré effectif n° 93, DEVISSCHER Guy

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 15, OVERMEIRE Alain 

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 56, MASURE Robert

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 11, DESSART Marie

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Juré effectif n° 92, DE VISSCHER Françoise

Avocat : D’accord.

L'Avocat Général : D’accord.

Le Président : Nous avons également les douze jurés suppléants.

Monsieur le greffier, je vais vous demander de bien vouloir communiquer la liste du jury de jugement et la liste des jurés suppléants désignés par le sort et d’indiquer qui est le droit chef du jury.

Le Greffier : Chef du jury : Madame Ghislaine MERCKX

Jurés : Mesdames et Messieurs Guy PAULUS, Michel LEFRANCQ, Daniel LEGRAND, Willy VAN NEVEL, Danny NURKOWSKI, Jacques VEREECKEN, Michel TRUCK, Christiane LUYTEN, Monique BOSTANDJIAN, Karine SIMONS, Daniel MICHOTTE.

Les jurés suppléants sont Mesdames et Messieurs Marc WILLOTTE, Philippe TANGHE, Marie-Paule RYON, Michel DEGUIDE, KERBERG Helmut, Anne PANGRAZIO, Rudi DEVERDENNE, Guy DEVISSCHER, Alain OVERMEIRE, Robert MASURE, Marie DESSART et Françoise DE VISSCHER.

Le Président : Je vous remercie.

Mesdames et Messieurs les jurés, le sort vient de vous désigner comme jurés dans cette affaire au nom de la Cour. Je vous souhaite la bienvenue. Comme vous pouvez le constater, la Cour d’assises se compose d’un président qui est conseiller à la Cour d’appel et de deux juges qui sont juges au Tribunal de première instance de Bruxelles. Il y a également un greffier du Tribunal de première instance de Bruxelles. A ma gauche se trouve l'avocat général. J’ai l’habitude de dire qu’il n’est ni avocat, ni général. Et il réplique généralement qu’il est quand même un peu avocat et qu’il est un petit peu général, et qu’en tout cas il est l’avocat de l’intérêt général.

L’avocat général est le délégué du procureur général près la Cour d’appel et il est le représentant de la société. Il n’est donc pas le représentant d’intérêts particuliers. Il est le représentant de la société. Et c’est au nom de la société qu’il soutiendra devant cette Cour d’assises l’accusation. C’est lui qui vous exposera les charges qui, à son avis, existent à l’égard de chacun et de chacune des accusés.

Devant vous, dans le box se trouvent les quatre accusés. Juste devant les quatre accusés se trouvent leurs avocats.

Les accusés et leurs conseils feront eux aussi valoir leur point de vue au cours des débats.

Ce n’est pas parce qu’ils défendent des accusés qu’ils n’auront pas dans leurs interventions aussi des éléments qui intéresseraient la société en général ou l’intérêt général, mais il faut savoir qu’ils sont là pour défendre les personnes qui sont accusées, et que ce droit d'être défendu est un droit fondamental.

Devant les avocats de la défense se trouvent les avocats des parties civiles, en tout cas des parties civiles qui se sont déjà constituées jusqu'à présent au cours de la procédure. Les avocats des parties civiles sont là pour défendre les intérêts des victimes ou des héritiers des victimes puisque, malheureusement, bien souvent lorsque l’affaire est devant une Cour d’assises, c’est que la victime proprement dite n’est plus en vie.

Eh bien eux aussi feront valoir leur point de vue, mais pendant une partie des débats seulement. Ils n’interviendront que dans les débats sur la culpabilité ou l’innocence des accusés parce qu’ils ont intérêt à ce que les accusés soient déclarés coupables de quelque chose car leur demande civile, qui est une demande de dommages et intérêts, ne peut se fonder que sur des infractions qui auront été déclarées établies par le jury.

Par contre, s’il y a déclaration de culpabilité de tous les accusés, d’une partie des accusés, pour tous les faits ou pour une partie des faits, et qu’il y aura donc un débat sur la peine, ils n’interviendront plus car à propos de la peine, les préjudiciés n’ont pas à intervenir, il n'y a pas chez nous de justice ­ privée en tout cas ­ en ce qui concerne l’application d’une peine à des personnes qui auraient été déclarées coupables.

Je vais vous demander évidemment d’être, pour le moment, très attentifs et tout au long de la procédure, je vous fournirai des explications nécessaires à l’accomplissement de votre mission.

Il est essentiel que vous sachiez dès à présent qu’à un moment donné les jurés effectifs, peut-être les douze qui sont actuellement effectifs ou peut-être certains ayant dû être remplacés pour cause de maladie, par exemple, les douze jurés effectifs à un moment donné devront se prononcer sur la culpabilité ou l’innocence de chacun des accusés. Et à cet effet, le jury devra répondre en son âme et conscience à des questions qui seront posées par le président. Rassurez-vous, ce ne seront pas des questions d’examen, mais ce seront des questions qui auront trait au point de savoir si chacun des accusés est bien coupable ou non des faits qui lui sont reprochés dans l’arrêt de renvoi et dans l’acte d’accusation.

Je vous ai dit il y a quelques instants que le premier d’entre vous désigné, c’est la première ici, la première d’entre vous désignée par le sort était de droit chef du jury.

Vous pouvez, je vous l’ai déjà dit, changer de chef de jury, mais, mais, seuls les jurés effectifs peuvent être chef de jury, donc les jurés suppléants ne peuvent pas être chef de jury. Et seuls les jurés effectifs désignent entre eux le chef de jury, ce qui veut dire que les jurés suppléants ne votent pas non plus pour la désignation d’un autre chef.

Autre condition, c’est que la personne que vous désignerez entre vous entre les douze jurés effectifs comme étant leur chef doit accepter la mission que les onze autres ou que la majorité des autres veulent lui confier.

Ce droit de changer de chef de jury peut aller jusqu'à la clôture des débats. Ce n’est donc pas immédiatement que ça doit être fait ; ça peut être fait immédiatement, mais ça peut l’être au cours des débats.

Le chef du jury, c’est lui qui recevra la liste des questions qui seront posées par le président. C’est lui qui donnera lecture dans la salle de délibération de l’article 342 du Code d’instruction criminelle qui est d’ailleurs affiché dans la salle de délibération. C’est lui aussi qui à l’issue de la délibération du jury donnera connaissance du verdict du jury ; il est peut-être aussi une sorte de porte-parole pour les problèmes matériels qui pourraient se poser au cours de la procédure.

Alors, avant de vous, afin de vous permettre de choisir éventuellement dès à présent un nouveau chef de jury, il est évidemment indispensable que vous puissiez déjà faire connaissance entre vous car j’imagine que, c’est peut-être pour la plupart d’entre vous en tout cas, la première fois que vous vous rencontrez aujourd'hui.

Alors, pour que vous puissiez faire connaissance, je vais suspendre l’audience pendant une quinzaine de minutes. Vous pourrez également à cette occasion vous débarrasser des vêtements, des sacs ou objets qui vous encombreraient de manière à être plus à l’aise lorsque vous reviendrez à l’audience.

Je vais donc suspendre l’audience durant une quinzaine de minutes. Nous reprendrons l’audience vers 12 h 25. Messieurs les huissiers vont vous indiquer où se trouve votre salle de délibération. A la reprise de l’audience, vous devrez prêter serment et c’est pour cela que je vous demande de bien repérer la place où vous êtes assis parce que cette prestation de serment va se faire dans l’ordre où vous avez été tirés au sort, sauf s’il y a un changement de chef de jury car alors il faut intervertir l’ordre de l’un ou l’autre d’entre vous.

L’audience est suspendue et va reprendre à 12 h 25.

 
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